Le CIAJ a célébré en 2019 ses quarante ans d’existence,

Quarante ans, ce n’est pas rien.

Quarante ans est sans aucun doute l’âge d’une forme de maturité.

Le Centre d’Information et d’Aide aux Jeunes a quarante ans, et se veut débordant d’énergie et de projets.

Et il en a toujours été ainsi, puisque il est né de l’initiative de citoyens soucieux du sort des jeunes serésiens en proie au désoeuvrement et parfois impliqués dans des mécanismes de violence ou de délinquance.

L’accueil, la disponibilité, l’écoute ont rapidement constitué les fondements même du service naissant. Rapidement la professionnalisation et une réflexion approfondie sur les méthodologies et les besoins de la population ont mis en évidence le besoin d’une démarche de prévention, de prospection, de rencontre des jeunes dans leurs milieux de vie, dans leurs quartiers.  Cette démarche de l’aller vers aura guidé jusqu’à aujourd’hui le travail de générations de travailleurs sociaux qui ont jalonné l’histoire du CIAJ.

L’hébergement d’urgence, l’accueil de “sortants” de prison auront au gré des réflexions, et des possibilités de reconnaissance laissé la place à une action en milieu ouvert, à un travail social au coeur de la réalité des jeunes, et à une volonté jamais démentie d’accompagner au mieux les publics en difficulté.

Au fil du temps, le territoire d’action s’est agrandi pour s’étendre jusqu’à la commune voisine de Saint-Nicolas dont les caractéristiques socio-économiques et démographiques sont en tous points comparables à celles de Seraing.

Avec cette extension de territoire, c’est une autre dimension historique du CIAJ qui se voyait mise en évidence, à savoir la capacité à mobiliser les acteurs, les forces vives, les partenaires autour des mêmes combats, autour des mêmes causes.

Aujourd’hui, le CIAJ est attentif à mettre de la rigueur dans le travail qu’il propose, il veille à garder sa faculté à se repenser, et sa volonté de répondre avec une exigence forte de pertinence aux demandes d’accompagnements.   Quant a sa capacité à mobiliser les énergies pour les projets et les envies des jeunes, elle reste un incontournable.

L’amplification de l’aller vers, une refonte du travail de rues et de l’approche du territoire, le recueil de la parole du public sont d’ores et déjà inscrits dans le diagnostic social que nous avons livré en Février 2020.

Ils se complètent d’une série d’actions, ou la prévention telle qu’elle fut mise en exergue dans le récent code de la jeunesse reste centrale. Actions de prévention sociale, Prévention éducatives au rang des quels des outils d’animation, des ateliers de réflexions, un projet de logement transitoire, la mise en réseau de parents, ou le soutien à l’engagement citoyen.

Le CIAJ se définit au travers de valeurs fortes, partagées à tous les niveaux de son organisation, tant par les travailleurs sociaux que par les membres du pouvoir organisateur.

Au rang de ses valeurs, on retrouve la solidarité, à la fois ciment et projet de société en soi. Cette valeur première, de solidarité, guide les choix méthodologiques, éducatifs au quotidien comme sur le long terme.  L’équité, la justice, et la justice sociale impactent elles aussi chacune de nos réflexions, de nos projets.

L’idée selon laquelle chacun doit se voir respecté dans son intégrité, dans ses droits, dans ce qu’il est et ce, inconditionnellement, la quête pour une société plus juste, plus équitable, le refus de toute forme de violence réelle ou symbolique, visible ou invisible constituent des piliers forts qui soutiennent notre engagement.

Enfin, la conviction profonde que l’autre, quel qu’il soit, possède en lui tout le potentiel pour se révéler et tenir un rôle d’acteur dans son environnement fonde notre action elle-même.